Sa lettre de motivation a fait le tour du monde

Envoyée le 14 janvier à plusieurs banques d’investissement de Wall Street, la lettre de motivation d’un étudiant américain a fait le tour du monde. Business Insider la publie accompagnée des réactions des recruteurs. Ces derniers se sont passé la balle de boîte mail en boîte mail, sans tarir d’éloges à son sujet. « C’est certainement la meilleure lettre de motivation que j’ai jamais reçue », écrit l’un d’eux. « Incroyable, prévenez-moi si vous lui proposez un entretien d’embauche », poursuit un second. Une heure plus tard un autre ajoute : « On l’a appelé ».

Moins de deux heures pour décrocher un entretien d’embauche pour un stage, un record ! Le secret de l’étudiant en étonnera pourtant certains car il simplement fait profil bas. « Je ne suis pas encore diplômé. […] Je ne vous ferais pas perdre votre temps en gonflant mes mérites, mes expériences ou en vous expliquant la cohérence de mes expériences avec la réalisation d’un stage chez vous », écrit-il. « La vérité est que je n’ai pas de génie ou de talents particuliers, mais d’excellents résultats à l’université et je sais travailler dur ». Il résume de but en blanc : « Je veux juste être entouré de professionnels  du secteur et apprendre autant que possible ».

Le jeune Américain a troqué son manque d’expérience contre des preuves évidentes de sa motivation. Il rappelle ainsi au tout début de son texte qu’il a déjà rencontré le recruteur pendant ses vacances. Il ne lésine pas sur le vocabulaire : « je n’aimerais rien de plus que d’apprendre auprès de vous ». Il montre, avec humour, qu’il est prêt à tout pour ce stage : « Je n’ai aucun scrupule à aller chercher du café, cirer des chaussures ou passer prendre du linge au pressing et suis prêt à travailler pour presque rien ».

« Pour un débutant ce n’est pas la peine d’en rajouter si on n’a pas d’expérience mais il faut démontrer sa motivation », estime le conseiller de cadres et dirigeants Christian Gury. Le jeune Américain a donc vu juste. Mieux, il a su faire oublier son manque d’expérience en valorisant ses qualités  : sa capacité à apprendre, à communiquer, à se distinguer et à prendre du recul sur la situation. Pour le spécialiste, la modestie et la  franchise de l’étudiant américain sont exemplaires mais il rappelle que « le marché du travail aux Etats-Unis est très différent de celui de la France. Pas sûr qu’une telle missive aurait fait mouche aussi vite dans l’Hexagone.

Source : BusinessInsider

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